• Man in The Mirror

    Michael Jackson Man in The Mirror

    Parue d'abord dans l'album Bad, puis faisant office d'un single, Man in the Mirror se voit l’une des chansons de Michael Jackson les plus appréciées. Interprété par le King of Pop durant plusieurs de ses tournées, Bad World Tour, Dangerous World Tour, This is it, le titre devient rapidement un de ses grands classiques, à l'instar de Billie Jean, Thriller ou Smooth Criminal. On reverra d'ailleurs Man in th Mirror en compagnie de ces derniers dans deux des différentes compilations ayant pour but de faire revivre les chefs-d’œuvre de la légende, HIStory et This is it.

    La chanson fait l'objet d'un clip, une suite d'image d'archives qui illustre à mon goût assez bien notre monde. (oui je vais encore vous embêter avec cette histoire) En regardant le clip, d'aucuns penserait que ce n'est en fin de compte qu'un succession d'images dénonçant la famine, la pauvreté, des images à cause bien nobles qu'on va tout de même éviter de regarder, histoire de ne pas gâcher le début de cette belle journée. Mais en scrutant un peu plus les images du clip, on peut s’apercevoir qu'en réalité la disposition de ceux-ci n'a rien d'aléatoire. Au début la famine des soumis, à côté du retrait de leur droit à la parole de la part de ceux, qui par égoïsme, racisme, vont justifier leur acte en appelant ça une prohibition légale. Le racisme... représenté dans le clip par les rituels du KKK, est de plus sujet de Black or White,  dont le clip illustre aussi une deuxième confrontation avec cet organisme. Des fois, des images de personnes, que dis-je de symboles connus pour leur implication dans ce même sujet viennent pimenter le clip, si je puis m'exprimer ainsi. (Martin Luther King, J.F. Kennedy, Hitler etc...) Bref, le clip finit par de belles images, des instants de pure entraide, des rares miracles qui illuminent un peu notre monde, des images de sauvetages, de sacrifices, histoire de rebâtir le moral en ruine de ceux qui ont eu le cran de voir le clip jusqu'à la fin.

    Man in the Mirror apparaît aussi dans le début du film Moonwalker, une sorte de second clip constitué d'extrait du premier, en plus d'images des versions live de la chanson au Bad World Tour. L'ambiance point monotone de ce clip dévoile une nouvelle façon de transmettre un même message, une façon beaucoup plus chargée en émotions, en énergie.

    Que ce soit le clip original, ou l'introduction de Moonwalker, les deux restent de vrais chefs-d’œuvre, très différents de ce que pondent les artistes aujourd'hui. J'ai beau essayé de chercher où se trouvent l'originalité des titres actuelles mes efforts restent néanmoins sans résultats. Quel que soit le genre de musique, les artistes rivalisent, se défient, luttent pour savoir qui va faire plus fastueux, plus luxueux, faisant de leur corps, de leur personnalité, un support pour vendre des produits, un tableau pour enseigner à toute une génération les clés de la société : le narcissisme, les apparences, le sexe... après quoi, la presse qui a son rôle à jouer dans l'affaire, fait de son mieux pour médiatiser. Le principe ? Très simple, une célébrité qui vient de rompre avec son conjoint, c'est plus important que le décès de quelques affamés, une star qui pose nue c'est plus attirant que quelques enfants tués quelque part dans le monde. Après quoi, nous autres les simples consommateurs, suivant le cours des choses, achetant tout produit qui ferait de nous une meilleure personne, mais aux yeux de qui ? Tout le monde soigne sont apparence pour plaire à tout le monde, mais personne n'a le mérite de se dire que si personne ne faisait ça, tout le monde vivrait dans un meilleur monde. Hum… les apparences... chose qu'on convoite énormément et qui pourtant nous rend assez cons. On essaie tous de plaire par notre style, notre look mais qu'en est-il de notre esprit. Telle femme qui attire l'attention par son décolleté sexy, son maquillage prononcé, tel homme qui ne peut passer inaperçu avec sa belle coupe, son corps musclé, n'affirmerait pas en réalité que manquant de culture élaborée, ne peuvent se faire remarquer par leur ruse d'esprit mais seulement par leur apparence pétrie ?

    Pour revenir à la chanson et finir cet article, qui a priori s'est éloigné en s'en rapprochant tout de même, je dirais que si le monde tourne ainsi, ce n’est non pas qu'au fond de nous même nous manquons de compassion,c'est plutôt dû à cet égocentrisme dans lequel nous sommes immergés.
    I've been a victim of a selfish kind of love (J'ai été victime d'une sorte d'amour égoïste)




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  • Commentaires

    1
    Lundi 19 Mai 2014 à 12:33

    Si au moins il s'agissait d'amour égoïste... Mais pour moi c'est de l'égoïsme tout court.

    Mais bon, il n'y a pas que ça, comme tu l'as dit, la vie privée des "stars" est bien plus intéressante que les conditions de vie des populations affamées... Et bien sûr, après, on nous dit que c'est la crise. C'est sûrement pour ça qu'on ne peut pas aider les autres, on a nous-mêmes besoin de cet argent... pour pouvoir médiatiser des stars sans intérêt. Enfin ça c'est juste du côté économique, et ce n'est rien, comparé au problème humain, qu'on aime bien aussi appeler "social", comme ça on se sent un peu moins concerné, et ça fait toujours moins culpabiliser de se dire que le "social" ne nous intéresse pas plutôt que de se dire qu'on n'est pas humain.

    De toute façon, c'est toujours le même problème : se soucier de son apparence pour paraître meilleur aux yeux des autres, mais au final, être réellement quelqu'un de bien, on s'en fout, tant que les autres pensent qu'on l'est.

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