• Michael Jackson's Ghost [Partie 2+ Spoiler]

    Cet article est, comme son titre l'indique, la suite du précédent. En effet, je ne m'étais pas penché sur l'histoire du film et encore moins sur la morale de celle-ci, il est temps de le faire maintenant. Pour ceux d'entre vous qui n'ont toujours pas vu le film (ou le moyen-métrage du moins), je vous conseille d'aller jeter un coup d’œil (au sens figuré bien sûr) à l'article précédent, et d'y voir le film. (Oui sinon, vous l'aurez deviné, ça sert à rien de revenir ici)

    michael jackson ghost animation

    Le film raconte l'histoire de Maestro, un artiste certes excentrique mais fort talentueux, vivant seul, ou pas d'ailleurs, dans son manoir qui rappelle un peu celui de Lord Dracula, à l'écart dans Normal Valley. Une vallée normale, avec des habitants normaux dont la vie se veut des plus ordinaires. Adepte de magie, Maestro déploie ses dons faisant de ses représentations artistiques de purs instants d'épanouissement pour ceux qui, sans voix, admire ces tableaux peints de danse et d'occultisme. Malgré son succès, les mauvaises langues à Normal Valley envoûtent la raison des admirateurs du Maestro,  par la médisance et la calomnie, et transforment ainsi l’artiste admiré en bouc émissaire en premier lieu, avant d'en devenir coupable, condamné à l'exil. Et c'est à dessein de concrétiser ce verdict que toute la communauté pénètre le manoir de Maestro, qui est à ce moment plongé dans un profond silence fort inquiétant, commençant même à faire regretter aux habitants l'avancée de leur démarche. Le maire du village, leader du groupe et interprété par Michael Jackson lui-même, étant la seule exception, ne semble pas être intimidé. Et c'est donc lui qui, pris d'un courage adrénalinique, annonce la décision du village à l’égard de Maestro et va même jusqu'à le menacer. Ce dernier, de caractère fort puéril, décida qu'un jeu aura le mérite de trancher entre eux deux. Les règles sont simples : le premier d'entre eux à avoir peur devra quitter la vallée.  Et c'est à ce moment là que Maestro dévoile toute l'extravagance de son monde, une mixture de danse et de magie que je ne puis décrire en quelques lignes. Je vous invite donc à voir ou revoir cette partie qui est l'essence même du film. Je saute donc à la fin du show, au moment ou Maestro se penche saluant son publique ébahi, au moment où toi, spectateur, après quelques frissons, tu te vois maintenant rasséréné. Notre artiste demande donc aux habitants si leur décision tient encore lieu. Le maire, n'hésita pas là dessus, ''Oui'' était donc sa réponse. Acceptant son sort (ou pas), Maestro s'autodétruit, en se brisant les membres contre le sol, une scène vraiment émouvante. Après quoi, les habitants commencèrent déjà à regretter leur acte, se culpabilisèrent de la mort de celui qu'ils avaient qualifié de pernicieux, alors qu'incompris serait un mot plus juste. Heureusement Maestro refait surface, un come-back que j'aimerais d'ailleurs bien voir Irl (In real life) Dommage que ce soit si improbable. Et c'est la fin du film... La lumière s'allume, c'est bon vous pouvez rentrer chez vous. Je déconne !!! Restez ici !!

    Bon, cette histoire n'est pas sans morale. C'est d'abord l'histoire même de Michael Jackson. Incompris, il se faisait souvent blâmer dans divers journaux, les quelques faits infantiles qui pour lui pourtant n'était qu'un moyen de revivre son enfance volée, étaient souvent vus d'un œil suspect, et ne faisaient aux yeux de plusieurs qu'affirmer les accusations journalistiques qui pourtant étaient sans véracité. Et c'est de peur d'être pointés du doigt que plusieurs d'entre nous ont décidé d'avoir une vie ordinaire, de devenir M. ou Mme. Toutlemonde, d'être en d'autres termes, un habitant de Normal Valley. La vérité c'est qu'on a beau essayer de plaire à tout le monde, ce monde-là trouvera tout le temps quelque chose à dire. Alors à quoi bon essayer de devenir ce qu'on est pas ? J'ai pas trop envie de creuser dans ce sujet, ça ne serait, comme dit cette métaphore que j'aime bien, que verser de l'eau sur du sable. C'est pourquoi je finis cette article, par une belle histoire que vous connaissez sûrement... enfin je crois qu'elle est connue... en fait j'en sais rien... (schizophrénie...)

    Un vieil homme et sa femme se dirigeait vers le marché de Normal Valley, montant tout deux leur âne loyal. Notre maire qui passait par là, esquissa un sourire pour les saluer. Des gens, qui au bord du chemin profitaient du beau temps, déclarèrent qu'à deux sur l'âne, le couple se montrait très âpre vis-à-vis de la pauvre bête. Entendant ces dires, la vieil homme, par l'âge basané, demanda à sa femme de continuer à pied. D'autres personnes voyant cette scène blâmèrent le manque de galanterie, voire la discrimination sexuelle dont faisait preuve l'homme. Les entendant dire ainsi, notre vieux bonhomme céda sa place à sa douce femme. Des personnes qui passèrent à côté se moquèrent de l'absence totale de virilité de notre homme, voyant là une potentielle soumission de celui-ci face à sa femme. Ayant marre de ces propos, le couple décida de marcher à pied, à côté de leur bête qui décidément faisait preuve de beaucoup d’intérêt ce jour-ci. Ils passèrent à côté d'un autre groupe de personnes étonnées, mettant en cause l'utilité de la monture si personne ne la montait justement. Fin...


    Source des images: https://www.youtube.com/watch?v=Xh9Cp4rd7mI


  • Commentaires

    4
    Samedi 7 Juin 2014 à 17:59

    J'aime tellement ce film, il est vraiment génial, et la fin, quand il se brise en mille morceaux, je la trouve vraiment émouvante, à chaque fois elle me fait le même effet, même si je sais qu'il va revenir.

    Parfois j'ai moi-même l'impression d'être vue un peu comme une sorcière x). Enfin pas à ce point non plus, mais je fais un peu peur aux gens, je crois ^^. Pourtant tout ce que je fais de "bizarre", c'est m'habiller de toutes les couleurs, comme j'ai envie. Mais bon, l'apparence est tellement importante de nos jours que ça me catalogue vite fait dans le catégorie "marginaux".

    3
    Vendredi 6 Juin 2014 à 15:47

    Yes Mister, pour la métaphore j'avais + ou - deviné ;)  en tout cas elle est très juste...

    @ bientôt !

    2
    Vendredi 6 Juin 2014 à 11:48

    Hey my friend, désolé pour le retard
    Merci pour ton commentaire fort intéressant :D
    La métaphore n'est pas de moi en fait, elle est d'origine arabe (inspirée du Sahara sûrement ^^ ) et je l'aime bien

    1
    Mardi 3 Juin 2014 à 22:46

    Waouh !! Voilà une belle explication de l'histoire, qui,  comme tu le soulignes, colle parfaitement à Michael ; d'ailleurs tout son art n'est (n'était) que sublimation.

    Laisser libre cours à sa sensibilité dérange, c'est vu d'un mauvais œil et ça fait peur parfois...  donc en effet c'est plus confortable de rester dans les rails plutôt que de s'excentrer, si c'est pour en fin de compte être méprisés.  L'individu a l'instinct grégaire, et tend à suivre docilement les impulsions d'un groupe bêêh bêêêhh. C'est dommage, car ça fait passer à côté de beaucoup de choses ; hélas c'est la société qui le veut : la différence, toujours la différence...

     J'aime bien ta métaphore : verser de l'eau sur du sable...

    Bonne nuit ;)

     

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