• Bouc émissaire

    Tête en bras, sous mes défroques
    Je m'édifie du noir une bicoque
    Je revis ma genèse, celle de celui
    Dont l’ethnie jouit d'un bel usufruit

    Usufruitier à mon aurore d'un bouc
    Je me laisse pousser sa barbe cœur en touque
    De l'anarchie à la haine que j'abjurais
    Dans ces terres-là, il ne pouvait pâturer

    Quelques boucs, de sottise, s'ornent
    Voient du révoqué un brin de fête
    L'herbe de ces terres aiguise leurs cornes
    Misérables blancs-becs en perdent la tête

    Ainsi fit signe le renard vireux
    Phytophage vous êtes, ô piètre vision
    Dérision digne d'un encéphale cireux
    Quel cirque niais seyant à révision !

    *******

    Bouc en cœur, sans pébroque
    Je m'égosille muet, mouillé des loques
    De l’intempérie ne rendant point sourire
    Du bouc qui souffre pour guérir

    Sensé et veillant à me voir ravi
    En selle, assaillant sous une averse
    Des pensées voulant priver de la vie
    Et celles souillant le chemin de traverse

    S'entama le duel du plus aiguisé
    Des crocs à tort et des cornes attisées
    Les chaos choraux aux œuvres creuses
    Aux cœurs corrompus, à  crève preuse

    Ainsi vint l'ancre de salut
    Tenu du huitième vermoulu
    Funambule dans ma quête d'apôtre
    Je guette ma perte, celle des autres

     

     

    Texte, Dessin et Montage par MJKoP77© Tous droits réservés




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  • Haineux et Dérangé- Dessin et Montage par MJKoP77© Tous droits réservés

     

    Quand mes cieux se renfrognent avec furie
    Des actes des humains, me laissant ahuri
    J’excave mes manches, de mon visage
    Trouvant confort dans ce noir paysage

    Me tirant de mes bras, mon sommeil m’emmenait
    Voir un monde ingrat que ma conscience damnait
    Assis sur le vent, tous deux on s’en allait
    Explorer les cavités de mon être hâlé

    Ici haut, mon acariâtre était maître des lieux
    Me montra de ses mors un doux sourire haineux
    Un accueil aimable dont je fus ravi

    Je le quittai du regard, et entrepris de sonder
    La douceur rembrunie de ce monde exondé
    Était-ce là les épaves de ma vie ?

    Devant moi un palais, demeure de mon mirliflore
    Les murs ornés de festons, teintés à l’ichor
    “Par ici fiston…..”. Cuirassé de tussor,
    Je caressais mon sérail, me rebaptisant le Lord

    Je me vêts de ma loge, et sors dehors
    Piétinant en mon chemin les corps des pécores
    Ces pantins indignes, leur souffrance me revigore
    En scalpant la chair, j’en prise la mort

    Scélérats aux actes abjects, Fi ma cisaille!
    Chérir vivre humble, j’en vole vos entrailles
    Notre vie n’est que mucor

    Doutant ferme, je me demande qui suis-je
    Société poecilotherme, ma raison se fige
    Planète Terre, une canéphore

    Vivant insulaire, à bâbord de ma plume
    Mes écrits, à l’essor, respirent l’amertume
    Coulant à l’encre noir d’un bic que j’enrhume
    Des idées, des déboires de mon âme s'exhument

     

    Texte, Dessin et Montage par MJKoP77© Tous droits réservés




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