• Bouc émissaire

    Tête en bras, sous mes défroques
    Je m'édifie du noir une bicoque
    Je revis ma genèse, celle de celui
    Dont l’ethnie jouit d'un bel usufruit

    Usufruitier à mon aurore d'un bouc
    Je me laisse pousser sa barbe cœur en touque
    De l'anarchie à la haine que j'abjurais
    Dans ces terres-là, il ne pouvait pâturer

    Quelques boucs, de sottise, s'ornent
    Voient du révoqué un brin de fête
    L'herbe de ces terres aiguise leurs cornes
    Misérables blancs-becs en perdent la tête

    Ainsi fit signe le renard vireux
    Phytophage vous êtes, ô piètre vision
    Dérision digne d'un encéphale cireux
    Quel cirque niais seyant à révision !

    *******

    Bouc en cœur, sans pébroque
    Je m'égosille muet, mouillé des loques
    De l’intempérie ne rendant point sourire
    Du bouc qui souffre pour guérir

    Sensé et veillant à me voir ravi
    En selle, assaillant sous une averse
    Des pensées voulant priver de la vie
    Et celles souillant le chemin de traverse

    S'entama le duel du plus aiguisé
    Des crocs à tort et des cornes attisées
    Les chaos choraux aux œuvres creuses
    Aux cœurs corrompus, à  crève preuse

    Ainsi vint l'ancre de salut
    Tenu du huitième vermoulu
    Funambule dans ma quête d'apôtre
    Je guette ma perte, celle des autres

     

     

    Texte, Dessin et Montage par MJKoP77© Tous droits réservés




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  • Pourquoi publier à l’heure quand on peut le faire en retard :p …
    Cette fois-ci un petit article un peu spécial pour fêter, tardivement bien sûr, le premier anniversaire du blog depuis sa réouverture l’an dernier. Et oui, un an (et une poignée de semaines maintenant) déjà !
    En tout cas merci à tout ceux qui ont visité le blog, lu nos articles. vous étiez très nombreux tout le long de cette année, les statistiques visiteurs ont eu le mérite de fort m’étonner. J’espère cependant pouvoir mieux vous connaître, parler, discuter, n’hésitez pas à user des commentaires, du fofo etc…

    Bref, si j’écris cet article c’est aussi pour vous faire part un peu de l’envers du décor, des quelques trucs qui se trament derrière notre absence, mais aussi de certaines nouveautés à venir.
    Tout d’abord, comme vous auriez sans doute pû le remarquer, Karidyae (*_*) vient d’installer un tout nouveau design. Et oui, on change de couleurs !!

    Ensuite le Chapitre 7 de la Fiction a été publié. Je sais, les publications se font de plus en plus rares ces derniers temps, non pas que j’aie la flemme d’écrire, au contraire pas mal d’articles sont déjà presque finis, à plusieurs reprises n’empêche, certains passages ne me satisfont pas, une idée ou deux semblent manquer etc…  Des raisons qui font tarder la publication des articles ou me poussent à juger que ce n’est pas encore le moment de les dévoiler.

    Je préfère donc publier du satisfaisant rare plutôt que du mauvais régulier. Navré donc de vous faire attendre.
    Je projette d’ailleurs d’arrêter d’écrire pendant quelques semaines histoire de prendre des vacances, de renouveler un peu mes idées, etc... Mais aussi pour pouvoir consacrer un peu plus de temps à l’aspect technique du blog. J’ai remarqué que plusieurs visiteurs utilisaient leurs mobiles pour naviguer dans le blog, chose qui peut poser problème sur pas mal de pages, d'articles qui ne sont pas optimisés pour mobile. Je compte donc remédier à ce problème prochainement avant de faire toute autre publication.

    Aussi ai-je pas mal d'autres projets en tête. Pour l'instant je fais quelques tests, j’essaie des choses, je vous en reparlerai en détails dès que j'aurai du concret. Voilà, voilà !!
    Un grand merci, et à très bientôt.


     

    lien de l'image: http://pixabay.com/fr/bougie-flamme-le-feu-la-cire-m%C3%A8che-316379/

     


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  • La visite du château de Darsélïm dura un temps infini. Michael observait ce que lui désignait le Seigneur des lieux avec politesse, mais sans beaucoup d'intérêt. Il prêta néanmoins attention à tout ce qui pouvait ressembler à de la magie, mais ne releva rien de particulier en dehors des cheminées que lui avait montrées Vrahïngué. Ce dernier semblait d'ailleurs, tout à l'inverse du ménestrel, plus intéressé par l'architecture et la décoration que les éléments surnaturels.

    Le Royaume de Bois-Doré n'était lui-même pas dépourvu de magie, puisque les habitants du Duché de Brise-Nacrée possédaient tous un pouvoir magique, mais Michael était curieux de voir si la magie se manifesterait ici de la même manière qu'en Brise-Nacrée.

     

    Il se souvenait avoir donné un jour une représentation au château de Hartajy, chez la Duchesse de Brise-Nacrée. Le public se composait presque exclusivement de Brise-Nacrins, et il avait assisté ce soir-là à une grandiose – tout du moins pour lui – démonstration de magie : certains pratiquaient une forme mineure de télékinésie et se servait à boire et à manger sans lever le petit doigt ; d'autres parvenaient à s'élever au-dessus de la foule, voire à passer au travers ; d'autres encore jouaient des tours à leurs voisins en faisant apparaître des mets illusoires. Bien sûr, tous ne pouvaient pas faire étalage de leurs pouvoirs de cette manière, comme la Duchesse elle-même par exemple. Le ménestrel avait entendu dire qu'elle était capable de communiquer avec les animaux.

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  • Il est avis au renard...

    Il est avis au renard que chacun mange des poules comme lui.

    Dans les paroles médiatiques, ma foi très raffinées, ou encore celles de notre quotidien, la comparaison entre peuples se veut très fréquente. Entre les histoires des terres lointaines racontées par la presse, les documentaires épicés diffusés à la télé, nos idées reçues sur les gens de la Terre d’outre-mer ont de quoi s’envoler. Entre la plage de rêve de l’île mulâtresse, et des actes rougeâtres d’une violence fêlée, nos préjugés ne peuvent que détonner.

    “Regarde ce qu’ils font ! C’est presque pareil que nous ! …. Ouuuh…. Heureusement qu’on ne fait pas cela ici ! Tu as vu comment il est habillé !” Tant de cultures, tant de modes de vie, entre nos mains dans une petite boîte, nous souriant de son visage vitré, récitant avec coeur et conviction les paroles illustres des plus grands journalistes.

    Mais, après tout, pourquoi nous comparons-nous ? Est-ce pour nous trouver coutumier par rapport à l’incohérent, éminent par rapport à l’inculte ?

    Le procédé de comparaison se veut très subjectif et c’est en cela que réside sa faiblesse. L’esprit humain aura tendance à n’éplucher que les éléments qui adhèrent à sa représentation de l’idée pensée tout en prenant soin de ne point prêter attention au reste. Nous qualifierons par exemple les habitants du Nouveau Monde de sauvages de par leur traditions, leur mode de vie, leur aspect vestimentaire mais choisirons d’écarter les prouesses architecturales dont ils ont fait preuve en construisant des cités si fastueuses qu’elles étonnent encore les scientifiques de nos jours. Bien entendu, si notre intention était de dresser de cette civilisation un portrait élogieux, ce sont ses mystères qui seront mis en avant.

    En fonction de l’argument en vue d’être construit, on choisira de souligner tel ou tel trait de notre comparaison, ceux dont notre lecteur/spectateur sera friand et consentant. Ainsi jugeons-nous une culture comme étant bizarre, des traditions comme étant biscornues sans remettre en cause ces idéologies. Et comment ? La comparaison se référence à un système culturel qui nous est commun ; nous ne pouvons qu’acquiescer.

    Et pourtant, en fin de compte, ne sommes nous pas aussi excentriques aux yeux de ceux que nous accusons de l’être ?

    Sûrement, seulement lequel d’entre nous a raison ? Pourquoi les gens “normaux” serait ceux qui mangent avec des fourchettes et non des baguettes ?

    On ne peut donner raison à tel ou tel côté, chacun n’a fait que juger son prochain par les préceptes qui lui sont propres. L’existence même d’un troisième arbitre neutre serait frivole, puisque lui aussi tombera dans cette même erreur, celle de se référer à sa culture pour établir le vrai du faux, l’ordinaire du farfelu.

    L’idéal serait donc de se comparer mutuellement, suivant cette fois-ci un même repère qui nous est commun, commun à tous les mortels.  Sans doute êtes-vous là en train de réfléchir, de vous demander quel élément est commun à toute les cultures, dur à trouver vu les différences des vécus, des mentalités… Mais si, nous avons bien une chose en commun. Réfléchissez….

    Réfléchissez.... C’est ça, vous avez trouvé. C’est justement ce fait de pouvoir réfléchir, cette raison qui se veut objective, que nous partageons tous.

    Pour revenir à notre sujet, c’est avec cette même raison que nous orienterons notre comparaison. Il ne s’agira plus de valoriser des critères sans d’autres, mais bien de spéculer et ce machinalement sur tous les points d’une culture A et leurs équivalents, si il y en a, dans la culture B. Une opération pardi prolixe, voire sans fin en raison de l’interminable richesse des cultures, et leur constante évolution. Toutefois, elle aura le mérite d’offrir dès les toutes premières étapes un fait plausible : nulle culture n’est parfaite.

    Accepter ses défauts à terme d’une comparaison n’est point chose aisée mais sans elle ce procédé se voit inconscient et fort anodin. Juger une culture de haut, énumérer ses erreurs puis la blâmer de ne pas adhérer à la nôtre relève d’un narcissisme sans égal. Il est facile d’ouvrir grand les yeux sur les défauts de l’autre ; tourner son regard sur soi est bien plus plaisant.

    Goethe disait : “Comparer n’est pour l’ignorant qu’un moyen commode de se dispenser de juger”

     


     

    The racial diversity of Asia's peoples, Nordisk familjebok (1904) - Image libre de droit(Source:Wiki)


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